Ma première réunion Parenthese Café, je l’ai préparée pendant des heures. J’avais des fiches, des notes, un plan minuté. Et le soir venu, j’ai tout oublié sur la table de l’hôtesse tellement j’étais stressée. Finalement, c’est ce soir-là que j’ai compris quelque chose d’essentiel : une réunion Parenthèse Café, ça ne se « présente » pas. Ça se vit. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut rien préparer.
Il y a des sujets qui font décoller une soirée, d’autres qui l’alourdissent. Après plusieurs années sur le terrain, voici ce que j’aborde naturellement — et comment.
Le déroulé d’une réunion Parenthese Café réussie
Les premières minutes : ne parlez pas encore des produits

C’est la règle que j’ai mis le plus longtemps à intégrer. Quand vous arrivez chez l’hôtesse et que les invités s’installent, résistez à l’envie de commencer votre présentation. Les gens ont besoin de cinq minutes pour se poser, pour se sentir à l’aise dans cet espace mi-salon mi-réunion qui est un peu étrange au fond.
Posez des questions simples. Pas des questions de VDI — des questions humaines. « Vous vous connaissez toutes depuis longtemps ? », « Vous habitez le quartier ? ». Et si quelqu’un vous demande ce que vous faites dans la vie, répondez franchement, avec vos mots à vous. Pas ceux du kit de démarrage. C’est dans ces premières minutes que vous installez la vraie ambiance de la soirée.
Votre histoire avec Parenthèse Café — la vraie
À un moment, vous allez naturellement en venir à Parenthèse Café. Et là, racontez votre histoire. Pas celle de la marque, la vôtre.
Pourquoi vous avez commencé, ce que vous cherchiez, ce que vous avez trouvé. Est-ce que c’était pour arrondir les fins de mois ? Pour sortir de chez vous ? Par amour des produits bio ? Les deux ?
Les gens sentent quand quelqu’un leur récite quelque chose et quand quelqu’un leur parle vraiment. La deuxième option gagne à chaque fois. Et si votre histoire est un peu chaotique, un peu hésitante, tant mieux — c’est précisément ça qui la rend crédible.
Vous pouvez glisser quelques mots sur l’histoire de Parenthèse Café — une société fondée en 2014, engagée dans le bio, qui travaille avec des artisans français — mais gardez ça court. Ce n’est pas un exposé.
La dégustation : parlez moins, faites goûter plus
C’est le moment clé. Et c’est aussi celui où beaucoup de VDI font l’erreur de trop parler. Vous posez une tasse de café arabica bio devant quelqu’un, et vous attendez. Laissez-le sentir d’abord. Laissez-le boire.
Demandez-lui ce qu’il ressent avant de lui dire ce qu’il est censé ressentir. Ensuite, là, vous pouvez enrichir : d’où viennent les grains, comment ils ont été torréfiés, pourquoi ce café a ce goût rond et pas d’acidité. Mais cette information arrive après l’expérience, jamais avant.
Avec les thés et les infusions, c’est encore plus vrai. Ce sont des produits qui touchent souvent quelque chose de personnel chez les gens — un souvenir, une habitude, un besoin de calme en fin de journée. Laissez cette porte s’ouvrir. Les meilleures conversations autour des infusions partent souvent sur le sommeil, le stress, les enfants qui ne dorment pas bien. Ce n’est pas hors sujet — c’est exactement le sujet.
Sur la gamme herboristerie bio, j’ai appris à ne pas la présenter comme un « plus » en fin de soirée. Je l’intègre dès la dégustation, parce que c’est souvent ce qui surprend le plus et ce dont on parle encore longtemps après la réunion Parenthese Café.
Les biscuits bio et les chocolats artisanaux, eux, ne demandent presque pas de présentation. Vous posez le plateau, les gens tendent la main, et ça parle tout seul. Ce que vous pouvez apporter en plus : le fait qu’ils soient sans gluten et sans lait, fabriqués dans le Sud-Ouest. Mais franchement, la plupart du temps, c’est la texture qui convainc, pas l’étiquette.
La question du Bio : attendez qu’elle vienne
Ne commencez pas la soirée par un discours sur le Bio et la consommation responsable. Ça donne l’impression d’un cours, et les gens lèvent mentalement la main pour partir. En revanche, quand quelqu’un demande « mais c’est vraiment certifié bio ? », là vous pouvez développer.
Parlez de la certification Ecocert, de ce que ça implique concrètement dans le choix des ingrédients, de la traçabilité. Parlez de la différence avec un café de supermarché — pas pour dénigrer, mais pour expliquer pourquoi le goût n’est pas comparable. Cette conversation-là, quand elle émerge naturellement, dure souvent vingt minutes et elle est passionnante.
Si quelqu’un demande comment ça marche pour devenir VDI
Ça arrive dans presque à chaque réunion Parenthese Café. Quelqu’un vous observe, vous voit à l’aise, et glisse : « C’est bien ce que tu fais, comment on fait pour se lancer ? ». Ne sautez pas dessus. Répondez calmement, honnêtement — ce que ça vous apporte, ce que ça demande comme temps, ce que vous gagnez vraiment.
Proposez d’en reparler après, ou d’envoyer des informations. La page Devenir VDI et le Guide du VDI sont là pour ça. Ce n’est pas le moment de recruter — c’est le moment de planter une graine pour recruter dans le cadre d’un rendez-vous privé.
La fin de réunion Parenthese Café : ne bâclez pas les commandes
Vous avez passé deux heures à créer une atmosphère chaleureuse. Ne la cassez pas en devenant soudainement commercial dans les dix dernières minutes.
Prenez les commandes tranquillement, une par une, en continuant à discuter. Si quelqu’un hésite entre deux produits, aidez-le vraiment — ne poussez pas vers le plus cher, poussez vers ce qui lui correspond.
Remerciez l’hôtesse devant tout le monde. C’est elle qui a ouvert sa maison, qui a réuni ses amis, qui a rendu la soirée possible. Et si la réunion s’est bien passée — ce qui sera le cas — demandez-à chaque invité s’il connaît d’autres personnes qui aimeraient vivre la même chose. Pas comme une technique de vente. Comme une vraie question.
Une bonne réunion Parenthèse Café, ça se termine toujours trop vite. Les gens restent, ils finissent leurs tasses, ils demandent encore des conseils. C’est ça, le signe que vous avez réussi — pas le montant du bon de commande.
